Presse & Média

Télévision 

Interview TSR (couleurs locales / fête de la musique NE) du 17.06.2011

 

Radio 

Interview Radio Fribourg du 26.02.2011


Interview RTN du 7.11.2010, difusé le 24 et 27 janvier 2011


Interview Radio Paradiso (RSR) en live le 4.05.2010

 

Journaux 

 

 

 

Des sparadraps et du bonheur

Pauline a la voix fatiguée et carbure aux bonbons cassis. Les doigts de Léa, la bassiste, sont couverts de sparadraps. Tous comme ceux de Rémy, le pianiste. « Et moi, j’ai des coupures au niveau de la bouche », confie Basile, le saxophoniste. Le Buskers Festival touche à sa fin et les Neuchâtelois de Dilem Cornelien ont tous leurs petits bobos. «  Nous sommes étudiants et nous n’avons pas l’habitude de jouer au rythme des artistes de rue, plusieurs fois par jour », explique le saxophoniste de cette troupe, qui n’est autre que l’une des plus jeunes de l’histoire du Buskers. Moyenne d’âge : 16ans. Mais peu importe les pansements adhésifs : durant la semaine, les sept musiciens ont nagé en plein bonheur. «  Nous avons vécu un truc de fou !, confie la blonde chanteuse Pauline. Chaque année nous étions dans le publique, à écouter les groupes. Puis nous avons été parachutés du côté des artistes. C’était magique. »

« Difficile de communiquer »

Bien que non professionnels, les adolescents ont remporté un succès évident. « Jeudi soir, nous étions en train de jouer et une monstre pluie s’est abattue sur nous, raconte Pauline à l’issue de l’un des derniers concerts. Les spectateurs sont restés. Nous avons continué, en acoustique » Une dame s’approche alors et demande combien coûte le CD de Dilem Cornelien. L’étudiante, gênée, explique qu’il n’en existe pas. «  Du moins pas pour l’instant… ».

Et l’ambiance avec les autres artistes, tous professionnels ? « Excellent, témoigne Pauline, même si nous n’arrivons pas toujours à nous  comprendre ». Certains musiciens n’ont pas hésité à prodiguer d’utiles conseils aux cadets. «  Le guitariste de Traio Romano est venu répéter avec nous. Ca nous a beaucoup touché », ajoute Basile. Sans complexe la troupe aux longs cheveux – tous sans exception –  a chanté l’Irak et la condition de l’acrylique devant un publique agréablement étonné. Paroles chocs, secousse envoûtante : «  Au nom du pèse, du fric et du saint bénéfice », ont balancé les jeunes dans les rues de la cité. / VGI

 

Express, Lundi 21 août 2006